Liste des cas cliniques
- Induration de la peau du dessus du pied – Lycopodium 30c
- Douleur du dessus du pied – Sepia 30c
- Emprise de l’arrière de la tête – Ignatia 30c
- Toux améliorée étant couchée – Sepia 30c
- Syndrome du canal tarsien – Calcarea carbonica 30c
- Lumbago – Rhus tox. 30c
- Insomnie – Sulphur 1Mk
- Tendinite au repos – Ferrum metallicum 30c
- Sciatique – Sepia 1Mk
- Toux améliorée par la fumée de tabac – Hepar sulphuris calcareum 30c
- Chagrin et coeur gros – Ignatia 30c
- Pyrosis – Sabina 30c (Dr Aegidi)
- Amnésie – Belladonna (Dr Bicking)
- Crises de vomissement – Arsenicum album (Dr Schelling)
- Convulsions après une peur – Secale cornutum (Dr Helbig)
- Flatulences après le chou et les fruits – Veratrum album (Dr Samuel Hahnemann)
- Crises de rhumatisme – Causticum Hahnemanni (Dr C. Hering)
- Néphrite – Cannabis sativa (E. R. S.)
- Crises d’asthme – Cuprum metallicum (Dr W. Gross)
- Dépression après une mortification – Pulsatilla (Dr Atomyr)
Cas n°1: Induration de la peau du dessus du pied
Suite à une peur la patiente a mal à une dent puis vient progressivement un gonflement du dos du pied droit dont la peau devient épaisse et dure tout en restant blanche. Oedème avec godet. Le gonflement gêne la flexion du pied et la marche. Elle avait eu une douleur dans la jambe droite par le passé, ce qui fait penser aux suites d’une ancienne phlébite. Il n’y a rien d’autre à noter. Il s’agit d’un symptôme purement local, indolore, sans manifestations concomitantes dans le reste du corps. Le remède “constitutionnel” de la patiente est Sulfur, mais Sulfur ne marche pas. La répertorisation avec Homeorep donne Lycopodium en tête. Je décide de faire confiance au répertoire et donne Lycopodium 30c, 3 granules en une prise sèche unique sous la langue. La réaction curative débute 3 jours après et le dos du pied redevient normal en quelques semaines. Ci-dessous la grille d’évaluation donnée par Homeorep.
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6 mois plus tard le même stress cause le même effet mais cette fois au pied gauche ! Il n’y a plus de doute sur l’indication de Lycopodium. Jamais je n’aurais pu trouver du premier coup Lycopodium avec l’utilisation d’un autre répertoire.
Cas n°2: Douleur du dessus du pied
Depuis plusieurs semaines la patiente a une douleur comme une crampe du dessus du pied gauche. La douleur est améliorée en remuant le pied et aggravée par la marche en plein air. Pas de douleur par la marche en intérieur, la douleur vient dès qu’elle sort dehors.
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Sepia arrive premier d’une courte tête. J’apprends plus tard que la douleur est améliorée surtout en montant les escaliers, ce qui confirme le choix de Sepia qui se détache nettement dans la grille de répertorisation ci-dessous. Silicea est contrindiqué, Lycopodium et Rhus toxicodendron sont doublement contrindiqués.
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Une dose unique sèche de Sepia 30c guérit en l’espace de 2-3 jours.
Cas n°3: Emprise de l’arrière de la tête
L’après-midi sensation d’emprise interne à l’occiput causant un sentiment de dépression. Epuisement nerveux avec désir constant de rester couché. Un soupir de temps en temps. Ignatia 30c, une dose sèche unique, guérit en quelques jours. Voir la grille d’évaluation ci-dessous.
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Cas n°4: Toux améliorée étant couchée
Voici l’exemple rare d’un cas où le remède de tête donné par la répertorisation semble contre-indiqué (sur fond grisé) mais s’avère pourtant être un remède possible lors de la recherche dans la Matière Médicale.
Patiente souffrant d’un coryza qui dure depuis plusieurs semaines. Le mucus qui coule dans la gorge par l’arrière-nez provoque la toux. La gorge est douloureuse après la toux. Expectoration de mucus blanc. La toux s’arrête en position allongée, modalité de la toux moins fréquente que son contraire (60/205 remèdes dans le Complete Repertory 2023). Point douloureux sur un côté de la gorge, juste au-dessus du larynx. Elle ne supporte rien autour du cou. Point douloureux dans le dos au niveau de l’attache du soutien-gorge.
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Sepia vient en premier mais est donné comme contre-indiqué (fond grisé) par la grille ci-dessus. Peut-il être le bon remède ? La rubrique Aggravation en position couchée a un degré 3, ce qui signifie que Sepia apparaît dans de nombreux symptômes aggravés en position couchée, sa contre-rubrique Amélioration en position couchée a un degré 1 mais pas 0, importante différence qui signifie qu’il existe un, voire quelques symptômes de Sepia améliorés en position couchée. Il faut chercher dans la Matière Médicale pour savoir.
Dans l’encyclopédie de T.F. Allen, on trouve 3 symptômes pour la toux aggravée en position couchée et un seul symptôme pour la toux améliorée en position couchée : “Toux sèche le jour, qui oblige à s’allonger, et pendant laquelle elle s’arrête ; la nuit, en position allongée, pas de toux, mais un coryza sec.”
Sepia 30c, une seule dose sèche, guérit rapidement. La contre-indication était relative, pas absolue.
Les remèdes avec des degrés bas 1 et 2, que l’on trouve dans des localisations, sensations ou modalités, ne doivent pas être négligés. Les remèdes avec des degrés hauts 3 et 4 autorisent la combinaison pour former des symptômes complets virtuels ayant respectivement une haute et très haute probabilité d’existence. Le recours à la Matière Médicale n’est alors pas systématique.
Cas n°5 : Syndrome du canal tarsien
De nombreuses années après une entorse sévère de la cheville gauche, la malléole externe montre un gonflement osseux considérable. Survient une douleur constante à type de piqûre fine, instantanée et rythmique, > par la marche prolongée en plein air.
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Après Calcarea carbonica 30c, une dose unique de 3 granules sous la langue, il faut 2-3 jours pour que la douleur disparaisse, mais l’hypertrophie de la cheville prendra de nombreux mois pour se résorber et retrouver l’aspect de l’autre cheville. Ce cas n’était, direz-vous, pas difficile à résoudre et de nombreux homéopathes auraient donné Calcarea carbonica sans consulter un livre, seulement sur la base de leur expérience clinique. Pourtant, la répertorisation nous fournit une information clinique importante : Calcarea carbonica améliore certaines douleurs névralgiques en marchant en plein air.
En soulevant une petite branche d’arbre, je ressens une petite douleur électrique au niveau du rachis lombaire. Ceci annonce l’arrivée progressive d’un lumbago. La douleur est alors aggravée en se levant de la position assise et durant les premiers pas de la marche. Je dois marcher penché en avant. La douleur est soulagée étant couché le dos sur le sol.
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Après la prise de Rhus tox 30C, 3 granules sous la langue, la douleur baisse en quelques heures et a disparu le lendemain matin.
Vendredi 10 janvier 2020
Depuis un mois la patiente souffre d’une dépression qui est venue progressivement. Elle se sent fatiguée, vidée dans tout le corps, ramollo. Dans la journée elle dort bien mais la nuit elle est insomniaque. Après la sieste elle se sent vaseuse. Le soir elle n’arrive pas à s’endormir à cause d’un flux de pensée sur les événements de sa vie actuelle. Elle s’endort vers minuit, se réveille à 2h45 et ne peut pas se rendormir. Après ce réveil elle se sent temporairement en pleine forme et peut alors être active. Elle n’est pas irritable. Elle n’arrête pas de boire et de faire pipi. Elle mange bien et ses selles sont normales. Pas de céphalée. En se concentrant sur son travail elle a une sensation de vide du cerveau. Après le déjeuner elle a un coup de barre avec l’impression d’être shootée et un voile devant les yeux. Il y a une sensibilité émotionnelle; elle pleure au moindre truc, particulièrement en parlant des ses problèmes à sa collègue de bureau. Pas de réaction à la consolation. Douleur qui tire au bras droit, juste sous l’épaule, s’étendant au bras gauche.
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Sulphur 1000k, 3 granules sous la langue à 19h16. Le bien-être temporaire à 2 h 45 du matin après le sommeil, bien qu’il soit généralement plus observable vers 5 h du matin chez Sulphur, confirme le choix de Sulphur, qui arrive en deuxième position dans le tableau ci-dessus.
Samedi 11 janvier 2020
Elle a passé une meilleure nuit.
A 17h05 elle rapporte qu’elle se sent en pleine forme.
Dimanche 12 janvier 2020
J’ai dormi comme un bébé dit-elle le matin après sa nuit de sommeil.
Depuis plusieurs mois, douleur de pression à l’articulation de l’épaule droite, apparaissant le matin juste après le lever, et qui s’aggrave en se penchant en avant. Elle est aggravée par le mouvement pendant environ 30 minutes, puis améliorée ensuite par le mouvement. La douleur est alors pire au repos, en position debout immobile et surtout en position assise au bureau. Aucune douleur n’est ressentie en position assise à table pendant le repas. Douleur lors du brossage des dents. Les meilleures positions sont assis dans un fauteuil semi-incliné ou allongé sur le dos, où la douleur disparaît complètement. La douleur se déplace parfois vers un petit point situé sur la face interne de l’omoplate droite. Elle peut s’accompagner de fourmillements dans les doigts de la main droite. Les radiographies et les échographies confirment le diagnostic de tendinite.
| REPERTORISATION NORMALE | REPERTORISATION “PETITS REMEDES” |
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Après l’administration d’une dose unique de Ferrum metallicum 30c, sèche sous la langue, la douleur disparaît en quelques jours. Il convient de noter que, avec une répertorisation normale, Ferrum metallicum occupe la troisième place dans la grille de gauche ci-dessus. L’utilisation de l’option “Petits remèdes”, qui accorde un poids supplémentaire à ce remède, le place en première position.
Lumbago à droite depuis plusieurs semaines qui s’aggrave après la prise de SULPHUR 30c en devenant une sciatique à droite. Signe de Lasègue positif. C’est un nouveau syndrome qui apparait, déclenché par la prise de Sulphur et qui permet l’utilisation des Concordances du Manuel de Thérapeutique de Boenninghausen. Comme le nouveau syndrome comporte un changement de localisations, de sensations et de modalités, nous devons choisir la rubrique Concordances en général de Sulphur.
Pas de douleur par le lever la nuit à 4h pour aller aux toilettes, mais douleur au haut du mollet droit le matin à 8h après le lever en commençant à bouger et à marcher. La douleur s’atténue dans la matinée et est absente l’après-midi et le soir.
Douleur aigüe temporaire de déchirement du haut du mollet droit, comme si les muscles étaient trop courts, le matin après le lever après la flexion des membres inférieurs lors de leur extension pour enfiler le slip.
Douleur indéfinie au mollet droit par la position debout immobile.
Etonnamment il n’y a pas de douleur de la jambe droite par le mouvement d’accroupissement, mais un crépitement à l’articulation du genou gauche. Cela suggère une amélioration par l’effort physique.
Douleur ponctuelle à l’articulation de la hanche droite en forçant à la selle.
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Lundi 8 juin 2026
SEPIA 1Mk, 3 granules secs sous la langue à 14h36.
Mardi 9 juin 2026
Amélioration à 70% de la sciatique notée le matin après le lever.
Jeudi 11 juin 2026
Il reste un petit quelque chose de la sciatique, qui n’est pas douloureux.
Vendredi 12 juin 2026
Aucun symptôme de sciatique restant.
Cas n° 10 : Toux améliorée par la fumée de tabac
Toux sèche par quintes provoquée par une sensation de chatouillement en un petit point en haut et au côté gauche du larynx. Chaque quinte dure au moins 10 minutes, jusqu’à ce qu’une expectoration jaune, épaisse et abondante soit expulsée. Les expectorations sont particulièrement abondantes le matin, moment où, selon les propres termes de la patiente, a lieu un « décrassage matinal ». La toux s’aggrave dans une pièce chaude, par les odeurs fortes, et dès qu’elle s’allonge. Elle s’améliore à l’air frais et pur de l’extérieur. Elle se réveille 3 ou 4 fois par nuit à cause d’une quinte de toux et doit se rendre à la fenêtre pour avoir de l’air, même si elle est frileuse. Pendant la journée au bureau, elle a l’impression qu’il y a de la poussière au petit point de chatouillement dans son larynx à cause de la climatisation qui, selon ses termes « brasse des cochonneries » et déclenche la toux. Il convient de noter tout particulièrement que l’inhalation de fumée de tabac, qui « brûle » la zone de chatouillement dans le larynx fait cesser la toux. Sensation de sécheresse dans les voies respiratoires supérieures, aggravée en parlant. Céphalée comme une barre frontale de pression de l’intérieur vers l’extérieur. Nausées dans la gorge au réveil le matin. Des crampes abdominales se succèdent au-dessus du nombril, accompagnées d’une diarrhée aqueuse.
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Mardi 31 décembre 2013
Hepar sulphuris calcareum 30c, 3 granules secs sous la langue (13 h).
Elle commence à se sentir mieux vers 16 h. Sa toux s’améliore progressivement. Les quintes de toux deviennent moins fréquentes. Elle ne ressent plus cette sensation de chatouillement dans le larynx. Son appétit revient. Elle n’a qu’une seule quinte de toux entre 16 h et minuit. Elle se sent inhabituellement fatiguée vers minuit et se couche à 0 h 10.
Mercredi 1er janvier 2014
Elle a passé une très bonne nuit. Aucune quinte de toux. Elle se sent bien toute la journée, avec juste une petite quinte de toux.
Pas de toux au coucher le soir.
Jeudi 2 janvier 2024
Pendant la nuit, elle est réveillée par une violente quinte de toux à 2 h 30 du matin, qui devient continue. La sensation de chatouillement dans le larynx est revenue. Elle a froid. Elle tousse toute la journée au bureau. Il s’agit d’une toux d’irritation plutôt qu’une toux due à des mucosités.
Hepar sulphuris calcareum 30c, 3 granules secs sous la langue (20 h 30).
Vendredi 3 janvier 2024
Vers minuit, elle se sent bien et dort sans tousser. Mais elle se réveille à 3 h du matin avec une toux continue. Elle n’arrive pas à se rendormir. Pourtant, le matin, elle ne se sent pas fatiguée.
Au bureau, elle tousse un peu.
ÉVALUATION : Hepar a donné de bons résultats, mais cela ne suffit manifestement pas à guérir le cas. Il faut recueillir les symptômes du nouveau tableau clinique qui se dessine et prescrire un remède complémentaire.
De fait ce cas s’est avéré complexe : une série de remèdes indiqués ont été administrés les uns après les autres, mais chacun n’ayant qu’un effet partiel ou temporaire. J’apprends que la grand-mère de cette patiente avait souffert de tuberculose dans sa jeunesse. Il a fallu administrer Tuberculinum 30c en tant que remède intercurrent afin de permettre une guérison complète.
Cas n° 11 : Chagrin et coeur gros
Tristesse suite au décès de son père alternant avec colère. Colère car elle n’a pas pu voir son père avant son décès pour lui dire adieu. Colère aussi contre son fils ainé qui se retrouve en prison. Elle pleure beaucoup. Pas d’aggravation par la consolation.
Elle a une imagination constante de scènes passées vécues avec son père. C’est comme un film très net qui passe devant ses yeux. Chaque scène dure quelques secondes à quelques minutes. Ce ne sont jamais les mêmes scènes qui se présentent. Il n’y a pas de suite logique ni temporelle. Des scènes s’étendant de son enfance jusqu’à la cérémonie funéraire. Courtes scènes de vie accompagnées de tristesse.
Les symptômes sont améliorés en société et en général quand elle pense à autre chose.
Elle se réveille plusieurs fois la nuit et reste éveillée à chaque fois pendant une heure avant de se rendormir.
Parfois elle a une céphalée avec emprise des tempes qui la rend léthargique. Elle se sent vidée.
Elle soupire 3 ou 4 fois par heure.
Elle a la sensation de coeur gros, serré dans la poitrine, qui manque de place.
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Vendredi 14 mars 2014
Ignatia 30c, 3 granules secs sous la langue, après le dîner.
La sensation de coeur gros est une keynote indiquant Ignatia. On retrouve cette expression dans la culture générale française pour les chagrins.
Samedi 15 mars 2014
La patiente a mieux dormi, avec un seul réveil à 4h et elle se rendort rapidement.
La tristesse, la sensation de coeur gros et les soupirs sont mieux.
A 14h15 elle a une soudaine céphalée comme une emprise des tempes avec léthargie. Elle n’a plus d’énergie et se sens vidée. La céphalée passe rapidement.
Dimanche 16 mars 2014
Elle se sent bien. Elle a très peu de flashes visuels.
Tous les symptômes disparaissent en quelques jours. La patiente a pris Ignatia 30c deux ou trois fois.
Cas n° 12: Pyrosis (Dr Aegidi)
Douleur de tension passagère dans le front, avec une sensation comme si la peau s’était tendue, et une tension dans les yeux ; rougeur de la peau autour des ailes du nez, douloureuse au toucher ; sécheresse de la bouche et de l’œsophage, sans soif ; accumulation de mucosités blanches et mousseuses, qui emplissent les coins de la bouche lorsqu’il parle ; sensation d’avoir une masse dans la gorge, qu’il essaie d’avaler sans y parvenir, mais qui n’entrave pas la déglutition des aliments ; pyrosis et éructations acides, surtout lorsqu’il est assis penché en avant, ce qui aggrave également les autres symptômes ; amélioration en s’asseyant droit, en bougeant et en étirant les membres, ce qu’il ressent un besoin involontaire de faire ; grondements et gargouillements dans l’abdomen, surtout le soir, dans une pièce chaude ; grande fatigue et paresse accompagnées d’un sentiment de trouble intérieur profond, qui le rend mélancolique et triste.
Rx : Sabina 30c
| REPERTORISATION NORMALE | REPERTORISATION PETITS REMEDES |
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Sabina, le remède indiqué, occupe la 8e place lors d’une répertorisation normale et n’apparaît pas dans le tableau correspondant, qui ne présente que les 7 remèdes de tête. En utilisant l’option petits remèdes avec une intensité 2, Sabina arrive en première position.
Cas N° 13: Amnésie (Dr Bicking)
Douleur de pression stupéfiante dans le front, notamment après un effort intellectuel ou une émotion. Vers le soir, agitation, anxiété et nervosité. Sommeil perturbé par des rêves ; secousses musculaires dans tout le corps ; se redresse dans son lit en faisant des gestes anxieux ; pleure, pousse des cris lugubres et veut s’enfuir. Le lendemain matin, ne se souvient pas de ce qui s’est passé.
Rx : Belladonna
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Cas N° 14: Crises de vomissement (Dr Schelling)
Au cours de la dernière partie de la grossesse; visage pâle, terreux, déformé, anxieux ; voix faible ; douleurs brûlantes, pinçantes et contractantes dans l’estomac et aux deux côtés de l’abdomen, accompagnées de dyspnée ; sensation de tirer sous le nombril ; crises toutes les demi-heures. Vomissements de mucus et de bile accompagnés de violents haut-le-coeur, sensation de brûlure dans la gorge et l’œsophage comme le feu, soif sans envie de boire. Après la crise, éructations vides, haut-le-cœur, dyspnée, grande agitation et sensibilité de l’abdomen, mouvements vifs du fœtus.
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Rx : Arsenicum album
D’après la grille d’évaluation ci-dessus, Arsenicum album, qui arrive en 5ème place et présente une contre-indication, ne semble pas être le remède approprié. En réalité, même lors d’un cas correctement pris, Homeorep ne propose pas toujours le bon remède comme remède de tête. Dans le cas présent, d’après l’expérience clinique des médecins, les crises paroxystiques de symptômes gastriques toutes les demi-heures orientent fortement vers ce remède plutôt que vers tout autre. On garde donc Arsenicum album à l’esprit tout en essayant d’abord les remèdes mieux placés.
On trouve Arsenicum album pour le symptôme Soif avec aversion pour les boissons dans la littérature homéopathique ; il est mentionné dans le Concise Repertory de S.R. Phatak.
Cas N° 15: Convulsions après une peur (Dr Helbig)
Les convulsions, apparues lorsqu’elle était petite fille à la suite d’une frayeur, réapparaissent après chaque accouchement.
| REPERTORISATION NORMALE | REPERTORISATION PETITS REMEDES |
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Rx : Secale cornutum
Dans une répertorisation normale Secale cornutum se classe ex æquo à la deuxième place avec quatre autres remèdes. Avec une répertorisation petits remèdes (intensité 1), qui compense la sous-représentation de Secale dans le répertoire, ce remède occupe la première place.
Cas N° 16: Flatulences après le chou et les fruits (Dr Samuel Hahnemann)
Un compositeur, âgé de 24 ans, mince, au teint pâle et terreux, souffrait depuis des années après avoir mangé des carottes, toutes sortes de choux, en particulier le chou blanc et la choucroute, ainsi que toutes les variétés de fruits, notamment les poires ; de violentes crises de névralgie ; il ressentait une certaine agitation au niveau du nombril, puis soudain, toujours au même endroit, s’ensuivait une sensation de pincement, comme par des tenailles, accompagnée d’une douleur des plus insupportables durant une demi-minute ou une minute entière ; à chaque fois, la douleur disparaissait avec des borborygmes s’étendant jusqu’à la région cæcale. Il ressentait également une sensation de constriction en haut et en bas, empêchant le passage des flatulences. Les crises d’angoisse et de douleur s’intensifiaient pendant une demi-heure à une heure, l’abdomen gonflait et devenait douloureux au toucher. À tout cela s’ajoutaient : une tendance à vomir, une oppression thoracique, une respiration courte et de plus en plus difficile, des sueurs froides, un état de stupeur et un épuisement total. Il ne pouvait avaler ni une goutte de liquide, et encore moins de nourriture solide. Il restait allongé pendant de longues heures, stupéfait, inconscient, le visage gonflé et les yeux exorbités, sans parvenir à dormir. Une fois que les gaz s’étaient échappés vers le haut ou vers le bas, les symptômes disparaissaient.
Veratrum album, quatre doses de poudre, chacune contenant quatre grains de racine réduite en poudre, provoque une terrible aggravation, suivie d’une guérison complète.
Cas n° 17: Crises de rhumatisme (Dr C. Hering)
Une jeune femme rayonnante est victime, comme cela lui était déjà arrivé à plusieurs reprises, d’une violente crise de rhumatisme aigu. Elle souffrait déjà de troubles valvulaires suite à des crises antérieures. Après la propagation du gonflement à différentes articulations, les douleurs touchent désormais principalement le poignet et l’épaule droits ; l’index est considérablement enflé. Raideur, notamment au niveau de la nuque. Gémissements et plaintes à propos des douleurs ; sentiment de désespoir; peu de sommeil, entrecoupé de gémissements. Les crises s’accompagnent d’une oppression et d’une dyspnée, ainsi que de palpitations violentes et d’une angoisse indicible. Aconitum a apporté un soulagement, mais les crises sont réapparues. Avant de s’endormir, elle ressent une sensation de fourmillements et de piqûre sur le côté de la gorge. Peu après l’olfaction de Lachesis 30c, calmée et améliorée.
A suivi une éruption cutanée avec démangeaison au niveau du sein gauche. Plus tard, une douleur est apparue, comme si tous les tendons se contractaient. Causticum a permis de guérir complètement la patiente ; elle n’a plus jamais souffert de rhumatismes après 1835.
Cas n° 18: Néphrite (E. R. S.)
Il y a environ trois ou quatre ans, alors que j’étais au Central Homœopathic Dispensary, à New York, un homme à l’allure robuste, âgé d’une trentaine ou d’une trentaine et demie d’années, est entré par une chaude journée d’été, affirmant qu’il avait travaillé devant un four brûlant, dans le cadre d’un contrat gouvernemental, presque sans interruption, pendant les quarante-huit dernières heures, et qu’en conséquence, il souffrait de douleurs intenses aux reins et urinait du sang toutes les quelques minutes. L’homme se tordait visiblement de douleur ; il ne parvenait pas à rester assis tranquille sur la chaise devant moi. La première chose qui m’est venue à l’esprit a été de lui administrer Cantharis 200c, en lui disant que s’il ne se sentait pas mieux au bout d’une heure ou deux, il devait passer à mon cabinet et que j’examinerais à nouveau son cas (j’avais plusieurs patients en attente). Deux ou trois heures plus tard, sa femme est venue me voir, m’expliquant que son mari n’allait pas mieux et qu’elle souhaitait que je fasse quelque chose pour le soulager; je lui ai immédiatement prescrit Cannabis sativa 200c. Quelques jours plus tard, son épouse m’a appelé pour me transmettre la demande de son mari, qui souhaitait désormais venir se faire soigner à mon cabinet ; le remède avait agi à merveille : la douleur avait cessé dans les cinq minutes qui avaient suivi la prise de la première dose, l’urine s’était rapidement clarifiée, et l’homme avait pu reprendre immédiatement son travail, bien qu’avec une certaine modération. Il m’a donné de ses nouvelles quelques semaines plus tard, m’indiquant qu’il était resté en bonne santé, n’ayant connu qu’une légère réapparition des symptômes à deux ou trois reprises, insuffisante pour nécessiter la consultation d’un médecin.
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ÉVALUATION : Le remède approprié occupe la 3e place dans le tableau d’évaluation ci-dessus. Ce cas ne présente pas suffisamment de symptômes pour que ce remède arrive en toute première place lors de la répertorisation. Cantharis, qui a été prescrit en premier lieu par le médecin, est contre-indiqué. Néanmoins, grâce à son expérience clinique, plus subtile qu’un simple ensemble de rubriques dans un répertoire, le médecin savait ce qu’il faisait en prescrivant Cannabis sativa. Et la réponse curative obtenue après l’administration de ce remède est impressionnante.
Cas N° 19: Crises d’asthme (Dr W. Gross)
Depuis une grosse frayeur, crises d’asthme par les émotions ou lorsqu’elle lève les bras au-dessus de la tête, tous les jours pendant les règles ; respiration courte en permanence, elle doit prendre une grande inspiration ; marcher vite ou monter les escaliers l’essouffle ; les vêtements serrent au niveau du creux de l’estomac. Pendant la crise, elle doit s’allonger ; cela commence par le hoquet, elle rétracte la poitrine, ne peut prononcer un mot, ne parvient pas à prendre une seule bonne inspiration ; la respiration est incroyablement courte, parfois accompagnée d’un halètement, la poitrine ne bouge pas, mouvements convulsifs des muscles; visage rouge, bouffi, couvert de sueur très chaude ; l’application mesmérique de la main sur le creux de l’estomac raccourcit la crise, laissant place à un grand épuisement.
| REPERTORISATION NORMALE |
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Avec une répertorisation normale, Cuprum metallicum, le remède curatif, occupe la 5e place (voir le tableau ci-dessus). Avec une répertorisation petits remèdes (intensité 1), Cuprum metallicum arrive clairement en première position (voir le tableau ci-dessous).
| REPERTORISATION PETITS REMEDES |
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Cas n° 20 : Dépression après une mortification (Dr Atomyr)
Après une mortification, triste, morose et las de la vie. Souvent, douleur dans le front, teint terreux, cernes sombres autour des yeux ; goût amer dans la bouche ; aversion pour la viande et le pain ; nausées accompagnées de douleurs à l’estomac ; vomissements occasionnels amers et visqueux ; saignements de nez fréquents et abondants ; élancements dans le flanc lors de la toux, avec expectorations mousseuses et sanglantes. Palpitations cardiaques ; respiration difficile ; selles dures et peu abondantes ; douleurs coupantes fréquentes dans les intestins ; lourdeur des jambes ; sensation de contusions dans les membres ; gonflement de la partie supérieure du pied ; rêves anxieux ; pense à se noyer avec un grand plaisir ; est triste ; fond en larmes ; insatisfait de tout ; se met facilement en colère ; réservé ; s’effraie très facilement ; anxieux ; lassé de la vie.
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Pour la répertorisation, presque toutes les informations disponibles correspondant à des rubriques existantes du Manuel de Thérapeutique Homéopathique ont été prises en compte. Au total, 32 rubriques ont été utilisées. Dans les deux tableaux ci-dessus, la séquence de priorités Nombre d’occurrences – Somme des degrés – Différence des polarités a été retenue, et le remède curatif Pulsatilla occupe la 4e place.
Dans le tableau d’évaluation ci-dessous, la priorité a été donnée à la ligne Grand Total et Pulsatilla arrive en tête.
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